3) Livres
 
 

 

 

LIVRES

 

 

 

 

Livre :

 

"Les rites secrets des Indiens Sioux"

de

Hehaka Sapa

 

 

 

 

 

Ce livre contient de multiples données que les Indiens s'étaient gardés de divulguer parce qu'ils les estimaient trop sacrées pour être communiquées à n'importe qui. Les vieux sages qui vivent encore disent cependant qu'à l'approche de la fin d'un cycle, quand les hommes sont partout devenus inaptes à comprendre les vérités qui leur
ont été révélées à l'origine, il est alors permis, et même souhaitable, de les révéler au grand jour... Recueillis oralement auprès de Héhaka Sapa (Wapiti Noir), dernier " gardien du Calumet ", les rites secrets dévoilés ici concernent notamment le calumet sacré des Sioux ; les rites de purification ; l'imploration d'une vision ; la " préparation de la jeune fille aux devoirs de la femme " ; l'apparentage ; le jeu sacré de la balle ; ou encore la danse

du Soleil.  

Quatrième de couverture :


 

Élan Noir (Hehaka Sapa) était un chef religieux de la tribu des Sioux oglala. Les deux écrits qu'il nous a laissés, ses Mémoires parus sous le titre Élan Noir parle et Les secrets des Indiens sioux, recueillis respectivement par Rites John Neihardt et joseph Epes Brown, sont considérés comme les deux grands classiques sur la religion des Indiens des Plaines et furent à l'origine de tout le mouvement de renouveau et de réhabilitation en faveur des indiens.

Les Rites secrets des Indiens sioux (The Sacred Pipe) contient l'essence de l'héritage et de la tradition que les indiens, jusqu'à il y a peu, s'étaient gardé de divulguer l'histoire de la Pipe Sacrée, les rites de purification, l'imploration d'une vision, la danse sacrée, les rites d'apparentage, le jeu de la balle. Ils estimaient que ces choses étaient trop sacrées pour être communiquées à n'importe qui. Mais aujourd'hui, à l'approche de la fin d'un cycle, ils ont décidé qu'il était permis et même souhaitable de les révéler au grand jour...

Lorsque Élan Noir reçut l'histoire de la Pipe Sacrée, le précédent « gardien du Calumet » lui confia qu'elle devait être « transmise de génération en génération. Car tant qu'elle sera connue et que le Calumet sera en usage, notre peuple vivra; mais dès qu'elle sera oubliée, notre peuple n'aura plus de centre et périra.

 

 

 

 

Livre :

 

"Gangs of New York"

d'Herbert Asbury

 

 

 

 

 

À l'occasion de son adaptation à l'écran par Scorsese, Denoël réédite Gangs of New York, écrit en 1928 par Herbert Asbury et considéré outre-Atlantique comme un classique de la littérature américaine… Littérature au sens large puisqu'il s'agit plutôt d'une étude historique, menée entre 1820 à 1920, sur un quartier de New York, le Five Points, "le seul endroit de la ville où les pauvres étaient bien accueillis", et que l'on situerait aujourd'hui dans le bas Manhattan. L'auteur y décrit les conditions misérables de ses habitants, et surtout les rixes qui opposaient sauvagement les Dead Rabbits et les Bowery Boys, deux gangs d'émigrés irlandais qui se sont battus pour posséder cette partie de la ville. Bien sûr, lorsque Asbury décrit Moïse, le chef des Bowery Boys, on bascule dans le registre de la fiction, voire du mythe. "Il était capable de déraciner un chêne et, le tenant par les branches, s'en servir de fléau pour chasser ses adversaires comme Samson chassa les philistins." Et c'est là tout l'intérêt de l'ouvrage. Séduit par la dimension épique de la narration, on se rend compte que le récit de Asbury compte plus comme un récit de fondation que comme une étude historique. Comme dans le western, le mythe américain par excellence, une histoire y est racontée qui explicite les origines d'un peuple, ses épreuves et ses batailles pour créer son identité et ses lois. Gangs of New York est à lire pour qui veut comprendre comment une nation et un peuple créent, en les écrivant, ses propres mythes.  

 1840, New York est la ville de l'or et du crime. Fraîchement débarqués sur les rives de Manhattan, les truands fondent des empires éphémères. Dans les lupanars de Five Points et les bas-fonds de Mulberry End, les trafiquants d'armes et d'alcool affrontent les caïds du jeu et de la prostitution. Historien et conteur, Herbert Asbury ressuscite ces tribus de l'ombre : les Swamp Angels qui règnent sur le labyrinthe des égouts, les Bowery Boys et leurs légions d'amazones, les Dead Rabbits qui défient les soldats fédéraux en bataille rangée... A la tête de ces armées tentaculaires s'illustrent des chefs aux noms bibliques tel Moïse, le colosse roux qui traverse l'Hudson à la nage, ou Leslie le lettré, génie du coffre-fort. Publié pour la première fois en 1928, Gangs of New York a inspiré entre autres Borges pour son Histoire de l'infamie, et plus récemment Martin Scorsese pour son odyssée new-yorkaise, avec dans les rôles principaux Leonardo DiCaprio, Daniel DayLewis et Cameron Diaz.

 

 

 

 

Livre :

 

"Sauvages"

de

Melanie Wallace

 

 

Mon avis : 

 

 

Il y a bien longtemps qu’un roman ne m’a pas autant marqué que celui-ci, au terme duquel je me suis sentie comme vidée, anéantie, désespérée.

Il y a bien longtemps que je n’ai pas pleuré comme ça…  Que je n’ai pas ressenti aussi rudement ce sentiment de solitude et d'abandon qui nous habite tous (ou presque).

C’est tragique, beau, terrifiant, et si proche de ce qu’on peut effleurer de la tragédie de ces peuples amérindiens nommés les sauvages. Et pourtant, la sauvagerie était ailleurs...

 Merci à cette merveilleuse romancière pour ces si belles pages, empreintes de sentiments si forts que parfois on a du mal à respirer.

 Ce roman restera marqué dans ma mémoire….

 

 

 

 

 

 

Dans l'Ouest américain, au lendemain de la guerre de Sécession. Echouée au milieu de nulle part, sous un soleil aux relents de mort, une maigre garnison de soldats, démobilisés, démoralisés, oubliés par l'histoire. Ils attendent la relève, qui ne vient pas. A leur tête, le major Robert Cutter, mélancolique et tourmenté, s'efforce de maintenir un semblant d'ordre et d'humanité parmi ses troupes, et de ne pas perdre la raison. Mais la torpeur du désert est bientôt troublée par l'apparition de deux femmes, arrachées aux Indiens lors d'une sanglante expédition menée par les soldats de Cutter et quelques pionniers. La première rescapée raconte l'horreur de quatre années de captivité. L'autre ne dit pas un mot, reste à l'écart, maudit en secret l'enfant qui pousse dans ses entrailles, et se réfugie sous les flancs de l'étrange cheval aux reflets bleus qui ne la quitte jamais. Qui est Abigail Buwell ? Que racontent ses yeux égarés, ses hurlements dans la nuit ? Est-elle encore de ce monde, ou est-elle devenue " sauvage " ? Sous l'égide à la fois maléfique et rédemptrice de cette femme à l'agonie, l'avant-poste 2881 s'apprête à sombrer dans le chaos barbare. Avec ce premier roman inouï de beauté, splendide méditation sur la perte, la douleur et l'étrangeté, Melanie Wallace s'impose comme l'une des voix les plus fortes et singulières des lettres américaines. Une révélation.

 

Biographie de l'auteur :

 

Arrivée tard en littérature, Melanie Wallace y consacre aujourd'hui toute sa vie, qu'elle partage entre New York, Paris et le petit village de Myloi, au pied des montagnes du sud de la Grèce.

 

 

 

Livre :

 

"Little Big Man"

de

Thomas Berger

 

Mon avis : 

 

 

 

 

Un chariot, une paire de boeufs, et le vieux Crabb prend la Piste de Californie avec femmes et enfants. Montagnes, gorges, rivières... En haut d'une éminence surgit soudain une horde de guerriers cheyennes. Palabres. On s'abreuve de whisky. Mais bientôt, Peaux-de-la-Vielle-Cabane, le regard vitreux, s'énerve et tire son tomahawk. Crabb braque son antique mousquet. La rencontre tourne à la bagarre... Jack Crabb, dix ans, est kidnappé. Un siècle plus tard, il finit ses jours dans un hospice et raconte ses " mémoires de visage pâle ". Le massacre des Cheyennes par Custer, la bataille de Little Big Horn... toute la légende de l'Ouest en direct et en technicolor ! Deux univers en pleine collision, une époque de conquêtes et de violence : un roman picaresque, truculent.

 

 

 

 

Livre :

 

"Le retour de Little Big Man"

de

Thomas Berger

 

 

 

 

Dans cette suite de Little Big Man, nous retrouvons Jack Crabb, là où le film d'Arthur Penn avec Dustin Hoffmann l'avait laissé. Ses attaches indiennes perdues, l'homme, vagabond errant et pitoyable, fréquente la faune des villes de l'Ouest. A Deadwood, où surgissent des personnages légendaires comme Bat Masterson et Wild Bill Hickok, puis à Tombstone, où les frères Earp et Doc Holliday s'efforcent de maintenir l'ordre jusqu'au fameux règlement de comptes à O.K. Corral. Prenant le lecteur à témoin, Berger nous fait découvrir les coulisses de l'histoire américaine et ses incroyables prolongements en Europe avec le Wild West Show de Buffalo Bill. Les descriptions des capitales européennes par les Indiens, sourcilleux et fins observateurs, objets de spectacle mais toujours dignes, sont savoureuses de truculence. Nous assistons, avec Crabb toujours aux premières loges de l'histoire, à l'inqualifiable meurtre de Sitting Bull, prélude à la débauche théâtrale de l'Exposition universelle de Chicago : les deux faces d'une même pièce, l'Amérique et sa part d'ombre. Démystificateur du mythe de l'Ouest le roman, le roman, cocasse, iconoclaste, est férocement lucide. Il fait rire, grincer des dents, désespère et émeut.

 

 

 

A suivre... 

 

 

 

© 2010 Sylvie Wolfs