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Clint Eastwood tacle la légende : "Ces tueurs qui sont entré dans la légende étaient en fait des types qui vous tiraient dans le dos, pas face-à-face, au beau milieu de la rue, comme on le voyait jadis dans les westerns"
L'OUEST AMERICAIN, RÊVE, UTOPIE ?
Au XIXe siècle, Le concept de conquête de l'Ouest fut élaboré pour le grand public essentiellement à l'époque de John Ford pendant les années 1950 à l'aide d'un grand nombre de films de westerns réalisés à Hollywood. Ce concept n'aurait jamais pu voir le jour sans l'existence de "héros" légendaires (bien souvent des aventuriers peu fréquentables) dont voici un petit aperçu : Un curieux rassemblement… Sur cette photo de groupe prise à l’issue d’une partie de chasse en 1880 à Hunter’s Hot Springs dans le Montana, on trouve de gauche à droite : Wyatt et Virgil Earp, Doc Holliday, Teddy Roosevelt, Jeremiah Johnson, Butch Cassidy & the Sundance Kid, Bat Masterson, le Juge Roy Bean… Bref, un grand nombre de héros (plus ou moins convenables) de la conquête réunis pour l’éternité…
Jesse James
La conquête de l'ouest a concerné des milliers d'individus qui se sont déplacés vers l'Ouest du continent nord-américain pour des raisons très diverses : les uns allaient chercher fortune, ou tout au moins espéraient-ils trouver de meilleures conditions d'existence. Les brochures des compagnies ferroviaires vantaient la fertilité et l'immensité des terres du Far West. La hausse des prix agricoles poussait les jeunes couples à émigrer. Les épidémies des vallées de l'est et la malaria dans le sud des États-Unis s'opposaient au climat sain de la côte ouest.
Des ordonnances, proposées par Thomas Jefferson, sont votées par le Congrès au sujet des territoires du nord-ouest, situés au nord de l'Ohio. Les ordonnances de 1785 et de 1787 prévoient un découpage méthodique de développement du pays. L'ordonnance de 1785 prévoit que le nord-ouest soit découpé en townships de format carré de six milles de côté. En 1787, il est prévu qu'une fois ouverte à la population et arpentée, une région deviendra un territoire sur lequel un gouverneur, un secrétaire, et un tribunal de trois juges, nommés par le Congrès, auront autorité. La conquête sur les Amérindiens ne fait pas l'unanimité parmi les Américains : certains partisans de la "Destinée manifeste"(*) veulent imposer par la force la civilisation américaine. Pour eux, les indigènes qui refusent la « civilisation » doivent disparaître par des moyens violents : mise sous tutelle dans des réserves, tactique de la terre brûlée, guerres, répressions. Des généraux tels que Philip Sheridan ou William Tecumseh Sherman étaient favorables au massacre des Amérindiens. Mais « ce sentiment n'est pas partagé par le gouvernement fédéral, par l'ensemble des officiers et par l'opinion publique de l'Est »[1]. D'autres souhaitent en effet que l'acculturation se fasse sans violence, par la négociation, l'éducation et l'évangélisation. Certains philanthropes, journalistes et ethnologues militent pour le respect des Amérindiens et pour l'arrêt des massacres, après
Description by Edward S. Curtis: In making their camps the Indians often chose more picturesque spots.
NOTES Entre 1840 et 1860, 360 000 personnes se lancent sur les pistes du Far West. La colonisation de l'Ouest sauvage est encouragée par le gouvernement fédéral. Au cours du XIXe siècle, le congrès américain vote des lois favorisant l'implantation des fermiers à l'ouest du Mississippi. En 1790, on recensait environ 100 000 Américains à l'ouest des Appalaches. Ils sont près de 7 millions en 1840.
Un cavalier du Pony Express, vers 1861
Les colons américains empruntent les pistes de l'Oregon (Oregon Trail) ou de Californie, dans des chariots bâchés et surchargés, immortalisés par la littérature et plus tard par le cinéma (westerns). Ils sont souvent escortés ou protégés par la cavalerie américaine. La traversée du continent est une véritable aventure pleine de dangers : blizzard dans les Montagnes Rocheuses, attaques des Indiens attendent les pionniers. Les convois avancent à la vitesse d'une vingtaine de kilomètres par jour. Ils s'arrêtent à des points d'étape connus dans les Grandes Plaines (Chimney Rock, Scott's Bluff, Ash Hollow ...). Devant leur avancée, les bisons fuient et le mode de vie des Amérindiens s'en trouve bouleversé. Le long des pistes sont érigés des forts qui se transforment rapidement en marchés. On voit même apparaître, dans la deuxième moitié du XIXe siècle, les premiers hôtels le long des routes. L'écrivain américain Mark Twain a décrit ces convois de pionniers dans son roman intitulé Mes folles années. La pénétration des Américains suit la piste de Santa Fe, qui dès le début du XIXe siècle est parcourue par des liaisons régulières sur 1 000 Km. À Santa Fe, les Américains vendent des armes et de la pacotille ; ils remportent avec eux des peaux de bisons achetées aux commancheros et des blocs d'argent de l'Arizona. En 1858, les lignes de diligences assurent des liaisons régulières entre San Francisco et Saint-Louis. Les pistes sont progressivement abandonnées avec le développement des liaisons ferroviaires, surtout après l'achèvement du premier chemin de fer transcontinental le 10 mai 1869. La maîtrise du territoire américain passe aussi par la mise en place du Pony Express, le premier service postal qui allait du Missouri à la côte ouest (1860-1861). Le courrier était alors acheminé à dos de cheval. Mais en 1861, le télégraphe transcontinental permet une liaison instantanée entre les deux extrémités du pays.
Description by Edward S. Curtis: This rhythmic picture shows a party of Brule Sioux re-enacting a raid against the enemy.
Le général George Armstrong Custer, commandant le régiment, y trouva également la mort. Ce fut la dernière victoire des cavaliers de la plaine.
(*)Le terme de "Manifest Destiny" (en français « destin manifeste », ou « destinée manifeste ») renvoie à une idéologie défendue par les démocrates républicains aux États-Unis d'Amérique dans les années 1840, plus particulièrement par les faucons sous la présidence de James Madison. Selon cette idéologie, la nation américaine avait pour mission divine de répandre la démocratie et la civilisation vers l'Ouest.
Page réalisée avec la participation d'Alain Bouchet, "la nation sioux"
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| La conquête de l'Ouest, un peu d'histoire... |
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