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"Notre peuple est comparable à une île en plein milieu d'un grand lac d'hommes blancs. Nous devons unir nos forces, sinon nous serons tous anéantis un par un. Ces soldats ont ouvert le feu ; ils veulent la guerre. Alors comme un seul peuple nous leur ferons la guerre. Une voix m'a été envoyée d'en haut me disant : je les remets à ta merci, parce qu'ils ne savent pas entendre." Sitting Bull
Les Sioux, leur histoire
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«Tout ce que fait le Pouvoir de l'Univers se fait dans un cercle. Le ciel est rond et j'ai entendu dire que la terre est ronde comme une balle et que toutes les étoiles le sont aussi. Le vent, dans sa plus grande puissance, tourbillonne. Les oiseaux font leur nid en rond, car leur religion est la même que la nôtre. Le soleil s'élève et redescend dans un cercle. La lune fait de même, et ils sont ronds l'un et l'autre. Même les saisons, dans leur changement, forment un grand cercle et reviennent toujours où elles étaient. La vie d'un homme est un cercle d'enfance à enfance, et ainsi en est-il de toute chose où le Pouvoir se meut. Ainsi nos tentes étaient rondes comme les nids des oiseaux et toujours disposées en cercle, le cercle de la nation, nid fait de nombreux nids où nous couvions nos enfants selon la volonté du Grand Esprit.»
Peut-être plus que tout autre groupe ethnique, les hommes et les femmes de la nation Teton (plus connus sous le nom de Sioux Lakotah) - avec leurs tipis gracieux, leurs chevaux rapides, leurs sociétés guerrières et leurs honneurs richement plumés - sont devenus le symbole international pour tous les autochtones de l'Amérique. Les Sioux ont dominé les plaines du Nord-ouest au 17ème siècle et ont développé une culture unique basée sur le bison (abondant à cette époque).
Le terme « Sioux » proviendrait d’une expression algonquine signifiant « serpents rampants dans l’herbe » (peut-être à cause de l’art des Sioux de se dissimuler dans la nature environnante et de pouvoir attaquer de manière totalement imprévisible)… L’histoire connue des Sioux débute aux environs de 1790, à l’époque où ils entament leur migration vers l’ouest, du Minnesota vers le Dakota et le Montana (il semblerait, d’après certaines traditions orales, que leurs ancêtres fussent venus à pied, longtemps auparavant, du haut bassin du Mississipi, où ils s’étaient établis au XVIe siècle).
Le retrait des Sioux du haut Mississipi s’effectua en deux vagues distinctes : La première, touchant le groupe des Yanktonais, incluant les Yanktons, et les Tetons, commença à se déplacer après le milieu du XVIIe siècle. La seconde, concernant les Sioux de l’Est, n’entama son exode qu’après 1735. Lorsque les premiers explorateurs, tels Lewis & Clark, découvrent ce peuple au début du XVIIe siècle, ce dernier était en plein conflit avec certaines tribus algonquines qui vivaient au Nord et au Nord-Est. Les Algonquins, grâce à l’aide des Canadiens de
Au cours de leur migration, - du Minnesota aux Black Hills, en traversant le Missouri - les Oglalas et les autres Tetons cessèrent d’être des petits groupes sans ressources, parcourant à pied les vastes plaines peuplées de bisons, pour devenir sept puissantes tribus d’Indiens à cheval. C’est pourquoi ils se nommèrent OCETY SAKOWIN OYATE (« le peuple des Sept-Feux » – ou « peuple des Sept-Conseils »), composé de trois groupes majeurs :
Les Santee ou Dakota (territoire traditionnel Minnesota) qui incluaient les :
- Sissetons. Réserve Sisseton-Wahpeton (Sud-Dakota).
Les Yanktons ou Nakotas (territoire national Dakota) qui incluaient les :
- Iyanktonwan ("Ils habitent au bout"). Réserve Yankton (Sud-Dakota).
Les Tetons ou Lakotas (Territoire traditionnel Dakota/Wyoming) qui incluaient les :
- Hunkpapas ("Ils campent à l'entrée"). Réserve de Standing Rock (Sud et Nord-Dakota).
Cette progression des Tetons (ou Lakotas) en direction de l’ouest fut conduite par les Oglalas ; ils furent les premiers à s’établir à l’ouest du Missouri, à atteindre les Black Hills et à descendre vers
A partir de 1848, les colons qui suivent, à travers le Nord-Ouest américain, la piste de l'Oregon vers
Mais les Blancs ne respectent pas l'accord. Les Indiens reprennent les raids contre les convois et les forts, sabotent les lignes télégraphiques et la voie ferrée transcontinentale en construction. L'armée riposte en tuant quatre cents Shoshones en 1863, près de
En 1862, de l'or est découvert dans le sud du Montana. Les colons déferlent sur le pays de
En 1874, les prospecteurs, protégés par les cavaliers du général Custer, se répandent dans les Black Hills, le site sacré des Sioux Lakotas, violant ainsi le deuxième traité de Fort Laramie. Sous la houlette de Sitting Bull et de Crazy Horse, Sioux et Cheyennes unissent leurs forces. Le 25 juin 1876, ils anéantissent les cent quatre-vingt-cinq hommes du 7e de cavalerie du général Custer près de Little Big Horn. Cette victoire indienne choque l'opinion américaine. Des milliers de soldats traquent les tribus des Plaines, les forçant une à une à la reddition. Crazy Horse se rend avant d'être abattu, en septembre 1877, à Fort Robinson. Seul Sitting Bull échappe (provisoirement, hélas) à la capture en se réfugiant, avec trois mille guerriers, au Canada.
1889 : Wowoka, un chaman paiute, prédit la renaissance du monde traditionnel indien et prêche la cérémonie de la « Ghost Dance ». Une agitation s'empare des réserves, si bien que l'armée décide d'intervenir. Le 15 décembre 1890, Sitting Bull, revenu du Canada, est tué lors de son arrestation à Standing Rock. Quatorze jours plus tard, le 7e de cavalerie extermine trois cent cinquante Indiens, hommes, femmes et enfants à Wounded Knee. Cet ignoble massacre marque la fin des guerres indiennes. Ce résumé a été réalisé à partir de la trilogie « Histoire des Sioux » de George E. Hyde (1882-1968). Pour Daniel Dubois, spécialiste des Indiens d’Amérique, cette trilogie est « un ouvrage unique, véritable chef-d’œuvre de la mémoire des Sioux Oglalas ».
Alain BOUCHET, webmaster de « la nation Sioux »
Photos de Curtis
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